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Brèves : l'humain objet

La crise des valeurs bat son plein. Les biologistes de Stanford et Newcastle jouent aux apprentis sorciers en créant des gamètes à partir de cellules souches. Pendant ce temps, des économistes londoniens envisagent sérieusement la contraception généralisée au nom de la protection de l'environnement. 

 

Les apprentis-sorciers de la procréation

Le mot pro-création pourrait perdre son sens puisqu'il n'y aura bientôt plus besoin ni d'un homme ni d'une femme pour concevoir un enfant, rapporte la revue Nature. C'est le projet de deux équipes de scientifiques qui travaillent à mettre au point des spermatozoïdes et ovules artificiels. 

Ces recherches, menées par les universités de Stanford et Newcastle, sont critiquables à plus d'un titre : tout d'abord, elles sont faites sur des embryons, alors même qu'il est démontré depuis 2006 (par Yamanaka, qui a présenté ses résultats sur la reprogrammation cellulaire au Vatican) que l'usage des cellules souches embryonnaires n'apporte aucun avantage de nature à révolutionner la recherche par rapport aux autres cellules souches.

Ensuite, sur les finalités de ces recherches : encore une fois, sont avancées les besoins de l'assistance médicale à la procréation. Cependant, de l'aveu même des promoteurs de cette recherche, ces méthodes visent à permettre aux couples homosexuels d'avoir des enfants. Dans le cas de couples féminins, seule l'obtention de filles est possibles, puisque les femmes ne portent pas de chromosome Y. On voit ainsi les distorsions graves qu'une telle méthode produirait. 

Enfin, on réalise que le principal "bénéfice" de ces recherches serait de permettre à des femmes ayant dépassé la ménopause d'avoir des enfants. Se pose alors la grave question de la responsabilité, alors que la mère la plus âgée ajourdhui est une britannique de 67 ans ! Quelle vie pour l'enfant, qui a toutes les chances de ne pas connaître sa mère ?

Le Dr P. Saunders, de la Christian Medical Fellowship, interpelle : « pourquoi créer des gamètes artificielles et tolérer que 200 000 enfants soient avortés chaque année quand tant de couples souhaiteraient avoir recours à l'adoption ? »

 

La contraception au secours du climat ? 

Des économistes de la London School of Economics s'amusent à de macabres calculs. Ils ont évalué que la réduction de 72% des grossesses dites non-désirées chez les femmes mariés permettrait de réduire la population terrestre de 500 millions d'habitants par rapport aux projections de natalité en 2050 et ainsi réduire l'émission de CO2 de 34 gigatonnes. Le coût de la mesure étant de 220 milliards de dollars, soit 4 à 5 fois moins que les méthodes existante de réduction d'émission. 

Une autre équipe a calculé qu'avoir deux enfants réduirait à néant les efforts de réduction d'émission d'un couple. Ils en déduisent la nécessité d'accorder des crédits de réduction de CO2 aux associations de promotion de la contraception et aux femmes qui choisiraient la stérilisation.

De telles études révèlent une conception utilitariste1 de l'humain -particulièrement de l'enfant, perçu uniquement comme source de nuisance- particulièrement dangereuse. Les oeillères sont si profondément installées qu'ils n'envisagent même pas possible qu'il soit souhaitable ou même possible de réduire les émissions à population constante.  Pire, le déficit de valeurs est tel qu'ils considèrent sérieusement une stérilisation pour des raisons écologiques, et l'asservissement de l'homme et de la femme, et de leurs corps, comme des moyens pour une fin. 

De tels scientifiques ne valent pas le carbone qu'ils émettent.

 

Sources :
The Daily Mail
Cyberpresse.ca

  • 1. et si nous étions aussi utilitaristes, on leur objecterait certainement que leur "solution" créerait probablement des gros soucis de retraites

 
 

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