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Consacrer sa vie

Consacrer sa vie

Le 2 février, l'Eglise honore la présentation de Jésus au Temple et offre à notre méditation la figure de Syméon, pour qui l'arrivée du sauveur était un tel événement qu'il proclame 'maintenant, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix' ; Jean-Paul II en fait la "journée de la vie consacrée". Cette forme de vie, qui peut sembler à beaucoup utopique voire impossible, reste pour nous un témoignage fort. 

Par la vie consacrée, nous dit Jean-Paul II1, le Père nous est "vu, vécu et présenté comme unique Amour (c'est cela la virginité), comme unique richesse (c'est cela la pauvreté), comme unique réalisation (c'est cela l'obéissance)". Voilà trois choses que le monde ne peut offrir, et qu'il a parfois en horreur.

Le monde parle de se réaliser tandis que le célibat à laisser Dieu nous réaliser, en se manifestant en nous ; le monde veut se construire sa propre sécurité tandis que nous n'avons que la sécurité de l'espérance baptismale ; le monde voue un culte à la jouissance tandis que Dieu nous appelle au don de soi. 

Cet appel ne résonne pas uniquement dans le Célibat pour la Royaume. Comme le disait Jean-Paul II, mariage et célibat "ne divisent pas la communauté humaine en deux camps" mais s'expliquent et se complètent l'un l'autre.

Je reste émerveillé par -et je rends grâce pour- les célibataires consacrés qui, touchés par l'amour du Christ, acceptent de vivre pleinement la tension entre leur soif d'absolu qui les pousse vers le Père et leur humanité : eux choisissent de faire l'expérience de Saint Augustin "mon coeur est sans repos tant qu'il ne demeure en Toi ".

Eux vivent avec une acuité particulière la vocation de baptisés : se laisser envahir par le Christ. Ils la vivent comme Jean-Baptiste par l'humilité dans l'annonce "il faut qu'Il grandisse et que moi je diminue " ; ils acceptent, pour citer l'évangile du jour, Jésus comme "signe de contradiction, qui provoque la chute et le relèvement de beaucoup" : ils sont pour nous témoins qu'il faut mourir à soi-même pour s'accomplir, donner sa vie pour la trouver.

 
 

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Je vous propose de découvrir cet article de Mme Michele M. Schumacher1, qui répond précisément et justement à cette critique. 

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