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Actualité de l'Église

Élections, nominations et renouvellements de fonctions au sein de la CEF

cef.fr - lundi 15/07/2019 - 13:52

Chaque année la période estivale est l’occasion de changements dans les différentes instances de la Conférence des évêques de France ainsi qu’au sein d’associations et mouvements liés à la CEF.
Vous trouverez ci-dessous la liste complète de ces changements ainsi que les compositions des différents conseils (8) et commissions (10) de la CEF entrés en vigueur le 1er juillet dernier ou qui entreront en fonction (ou renouvelés) au 1er septembre. Cliquez sur les noms des évêques afin d’accéder directement à leur biographie.
Les nouveaux membres évêques sont indiqués en gras.
Cette liste est disponible au format PDF en bas de page.

Conseil permanent de la CEF (au 1er juillet 2019)

Mgr Éric de MOULINS-BEAUFORT, archevêque de Reims, président de la CEF, élu en 2019 ;
Mgr Dominique BLANCHET, évêque de Belfort-Montbéliard, vice-président de la CEF, élu en 2019 ;
Mgr Olivier LEBORGNE, évêque d’Amiens, vice-président de la CEF, élu en 2019 ;
Mgr Michel AUPETIT, archevêque de Paris, membre de droit ;
Mgr Jean-Pierre BATUT, évêque de Blois, représentant un diocèse de moins de 500 000 habitants, réélu en 2019 ;
Mgr Jean-Marc EYCHENNE, évêque de Pamiers, évêque ayant moins de 5 ans d’ancienneté dans l’épiscopat, élu en 2019 ;
Mgr Dominique LEBRUN, archevêque de Rouen, évêque ayant plus de 10 ans d’ancienneté dans l’épiscopat, élu en 2019 ;
Mgr Philippe MOUSSET, évêque de Périgueux et Sarlat, évêque ayant entre 5 et 10 ans d’ancienneté dans l’épiscopat, réélu en 2019 ;
Mgr Matthieu ROUGÉ, évêque de Nanterre, représentant un diocèse de plus
d’1 million d’habitants, élu en 2019 ;
Mgr Pascal WINTZER, archevêque de Poitiers, représentant un diocèse de 500 000 à
1 million d’habitants, réélu en 2019.

Comité Études & Projets

Mgr Pierre d’ORNELLAS, archevêque de Rennes, Président du comité, élu en 2019 ;
Mgr Jean-Luc BRUNIN, évêque du Havre, élu en 2017 ;
Mgr Emmanuel GOBILLIARD, évêque auxiliaire de Lyon, élu en 2017 ;
Mgr Jean-Philippe NAULT, évêque de Digne, élu en 2017 ;
Mgr Bruno VALENTIN, évêque auxiliaire de Versailles, élu en 2019.

Commission doctrinale

Mgr Laurent CAMIADE, évêque de Cahors, président de la commission, élu en 2019 ;
Mgr Benoît BERTRAND, évêque de Mende, élu en 2019 ;
Mgr Jean-Luc BOUILLERET, archevêque de Besançon, élu en 2017 ;
Mgr Pierre-Marie CARRÉ, archevêque de Montpellier, élu en 2019 ;
Mgr Alexandre JOLY, évêque auxiliaire de Rennes, élu en 2019 ;
Mgr Jean LEGREZp., archevêque d’Albi, élu en 2019.

Commission épiscopale pour la liturgie et la pastorale sacramentelle (CELPS)

Mgr Guy de KERIMEL, évêque de Grenoble-Vienne, président de la commission, élu en 2017 ;
Mgr Bernard-Nicolas AUBERTIN, o.cist., archevêque de Tours, au titre de la CEFTL – Traductions Liturgiques nommé en 2011 ;
Mgr Sylvain BATAILLE, évêque de Saint-Étienne, nommé en 2016 ;
Mgr Jean-Marie LE VERT, évêque auxiliaire de Bordeaux, nommé en 2019 ;
Mgr Michel PANSARD, évêque d’Évry-Corbeil-Essonnes, nommé en 2017 ;
Mgr François TOUVET, évêque de Châlons, nommé en 2016.

Commission épiscopale pour la catéchèse et le catéchuménat (CECC)

Mgr Vincent JORDY, évêque de Saint-Claude, président de la commission, élu en 2019 ;
Mgr Thierry BRAC DE LA PERRIÈRE, évêque de Nevers, nommé en 2017 ;
Mgr Philippe CHRISTORY, évêque de Chartres, nommé en 2018 ;
Mgr Renauld de DINECHIN, évêque de Soissons, Laon et Saint-Quentin, nommé en 2016 ;
Mgr François KALIST, archevêque de Clermont, nommé en 2017 ;
Mgr Pierre-Yves MICHEL, évêque de Valence, nommé en 2014.

Commission épiscopale pour la vie consacrée (CEVC)

Mgr Pascal ROLAND, évêque de Belley-Ars, président de la commission, réélu en 2017 ;
Mgr Nicolas BROUWET, évêque de Tarbes et Lourdes, nommé en 2014 ;
Mgr Yves LE SAUX, évêque du Mans, nommé en 2017 ;
Mgr Christian NOURRICHARD, évêque d’Évreux, nommé en 2014 ;
Mgr Robert WATTEBLED, évêque de Nîmes, Uzès et Alès, nommé en 2019.

Commission épiscopale pour la mission universelle de l’Église (CEMUE)

Mgr Laurent DOGNIN, évêque de Quimper et Léon, président de la commission, réélu en 2017 ;
Mgr Georges COLOMB m.e.p., évêque de La Rochelle et Saintes, au titre de la pastorale des migrants, nommé en 2016 ;
Mgr Michel DUBOST, c.j.m., évêque émérite d’Évry-Corbeil-Essonnes, au titre de Directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires, nommé en 2018 ;
Mgr Denis JACHIET, évêque auxiliaire de Paris, au titre de la pastorale des migrants, nommé en 2017 ;
Mgr François JACOLIN, m.d.p., évêque de Luçon, nommé en 2014 ;
Mgr Jean-Christophe LAGLEIZE, évêque de Metz, nommé en 2017 ;
Mgr André MARCEAU, évêque de Nice, nommé en 2017 ;
Mgr Jean-Louis PAPIN, évêque de Nancy et Toul, nommé en 2014.

Commission épiscopale de la Mission de France (CEMDF)

Mgr Hervé GIRAUD, archevêque de Sens-Auxerre et Prélat de la Mission de France, président de droit ;
Mgr Michel SANTIER, évêque de Créteil, nommé en 2017.

Commission épiscopale financière

Mgr Denis MOUTEL, évêque de Saint Brieuc, résident de la commission, élu en 2019 ;
Mgr Maurice GARDÈS, archevêque d’Auch, nommé en 2016 ;
Mgr Stanislas LALANNE, évêque de Pontoise, nommé en 2019 ;
Mgr Dominique REY, évêque de Fréjus-Toulon, nommé en 2017.

Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale (CEMOLEME)

Mgr Jérôme BEAU, archevêque de Bourges, président de la commission, élu en 2017 ;
Mgr Éric AUMONIER, évêque de Versailles, nommé en 2014 ;
Mgr Jean-Louis BALSA, évêque de Viviers, nommé en 2016 ;
Mgr Francis BESTION, évêque Tulle, nommé en 2014 ;
Mgr Nicolas SOUCHU, évêque d’Aire et Dax, nommé en 2016.

Conseil pour les questions canoniques (CQC)

Mgr Joseph de METZ-NOBLAT, évêque de Langres, président du conseil, élu en 2017 ;
Mgr Philippe BALLOT, archevêque de Chambéry – évêque de Maurienne et Tarentaise, nommé en 2017 ;
Ludovic DANTO, prêtre du diocèse de Nantes, Doyen de la Faculté de Droit canonique de l’Institut catholique de Paris ;
Mme Anne-Violaine HARDEL, directrice du service juridique de la CEF ;
Mme Astrid KAPTJIN, professeur de droit canonique et vice-rectrice de l’Université de Fribourg ;
Mgr Dominique LE TOURNEAU, docteur en Droit canonique ;
Emmanuel TAWIL, maître de conférence en droit public – Université Paris II Panthéon Assas ;
Jean-François THÉRY, avocat ;
Philippe TOXÉ, o.p., professeur de Droit canonique à l’Institut catholique de Paris.

Conseil famille et société

Mgr Bruno FEILLET, évêque auxiliaire de Reims, président du conseil, élu en 2018 ;
Mgr Jacques BLAQUART, évêque d’Orléans, au titre de Justice et Paix, nommé en 2019 ;
Mme Laetitia CALMEYN, enseignante au Collège des Bernardins ;
Grégoire CATTA, s.j., directeur du service national famille et société de la CEF ;
Mgr Emmanuel DELMAS, évêque d’Angers, nommé en 2016 ;
Mgr Antoine HÉROUARD, évêque auxiliaire de Lille, au titre de sa représentation de la CEF à la COMECE, nommé en 2017 ;
Mgr Patrick LE GAL, évêque auxiliaire de Lyon, nommé en 2018 ;
Mme Thérèse LEBRUN, vice-rectrice de l’Institut catholique de Lille ;
Mme Hélène PÉREZ, conseillère conjugale, diocèse de Tarbes et Lourdes ;
Jean-Paul PÉREZ, médecin, diocèse de Tarbes et Lourdes ;
Mgr Antoine de ROMANET, évêque aux Armées, nommé en 2017 ;
Daniel VERGER, responsable action et plaidoyer Secours catholique, fédération CLONG-Volontariat ;
Mgr Jean-Pierre VUILLEMIN, évêque auxiliaire de Metz, nommé en 2019.

Conseil pour les Mouvements et Associations de fidèles (CEMAF)

Mgr François FONLUPT, évêque de Rodez et Vabres, président du conseil, élu en 2019 ;
Mgr Jean-Claude BOULANGER, évêque de Bayeux-Lisieux, nommé en 2016 ;
Mgr Raymond CENTÈNE, évêque de Vannes, nommé en 2019 ;
Mgr Hervé GASCHIGNARD, évêque émérite d’Aire et Dax, nommé en 2017 ;
Mgr Olivier de GERMAY, évêque d’Ajaccio, nommé en 2013 ;
Mgr Hervé GOSSELIN, évêque d’Angoulême, au titre des Associations du Renouveau,
nommé en 2016 ;
Mgr Bruno GRUA, évêque de Saint-Flour, nommé en 2017 ;
Daniel GUERY, chargé de mission Demaf (Délégué épiscopal mouvements et associations de fidèles) et mouvements internationaux ;
Mgr Jacques HABERT, évêque de Séez, nommé en 2016 ;
Hervé INIAL, membre de la Communauté de vie chrétienne (CVX) ;
Joël MORLET, délégué national de la mission en monde rural de la CEF ;
Benoît NOBLET, délégué national à la mission ouvrière de la CEF ;
Mgr Thierry SCHERRER, évêque de Laval, au titre des Associations du Renouveau,
nommé en 2014 ;
Mgr Marc STENGER, évêque de Troyes, nommé en 2014.

Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes (CPEJ)

Mgr Laurent PERCEROU, évêque de Moulins, président du conseil, élu en 2017 ;
Mgr Marc AILLET, évêque de Bayonne Lescar et Oloron, nommé en 2017 ;
Mgr Pierre-Antoine BOZO, évêque de Limoges, nommé en 2017 ;
Mgr Christophe DUFOUR, archevêque d’Aix-en-Provence et Arles, nommé en 2017 ;
Mgr Bertrand LACOMBE, évêque auxiliaire de Bordeaux, nommé en 2016 ;
Mgr Luc RAVEL, c.r.s.v., archevêque de Strasbourg, nommé en 2017.

Conseil pour les affaires économiques, sociales et juridiques (CAESJ)

Mgr Denis MOUTEL, évêque de Saint-Brieuc, président du conseil, élu en 2019 ;
Régis BOCCARD, économe du diocèse de Rennes ;
Mgr Maurice GARDÈS, archevêque d’Auch, nommé en 2016 ;
Mme Eliane GINON, économe diocésaine de Moulins ;
Mgr Stanislas LALANNE, évêque de Pontoise, nommé en 2019 ;
Achille MESTRE, o.s.b., Secrétaire général adjoint de la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF).

Conseil pour l’Unité des Chrétiens et les relations avec le judaïsme

Mgr Didier BERTHET, évêque de Saint-Dié, président du conseil, élu en 2017 ;
Mgr Bernard GINOUX, évêque de Montauban, nommé en 2017 ;
Mgr Christian KRATZ, évêque auxiliaire de Strasbourg, nommé en 2013 ;
Mgr Michel SANTIER, évêque de Créteil, nommé en 2019 ;
Mgr Thibault VERNY, évêque auxiliaire de Paris, nommé en 2017.

Conseil pour les relations interreligieuses et les nouveaux courants religieux

Mgr Jean-Marc AVELINE, évêque auxiliaire de Marseille, président du conseil, élu en 2017 ;
Philippe BARBARIN, archevêque de Lyon, nommé en 2013 ;
Louis-Marie COUDRAY, o.s.b., directeur du service national pour relations avec le judaïsme, invité permanent ;
Pasteure Anne-Laure DANET, invitée permanente ;
Pierre DIARRA, théologien, chargé de mission aux Œuvres Pontificales Missionnaires ;
Mgr Vincent DOLLMANN, archevêque de Cambrai, nommé en 2019 ;
Vincent FEROLDI, directeur du service national pour les relations avec les musulmans de la CEF ;
Dennis GIRA, ancien directeur de l’ISTR (Institut de Science et de Théologie des Religions) de l’Institut Catholique de Paris (ICP) ;
Mgr Jean-Paul JAMES, évêque de Nantes, nommé en 2016 ;
Henri de LA HOUGUE, enseignant à l’ISTR de l’ICP ;
Mgr Robert LE GALL, o.s.b., archevêque de Toulouse, nommé en 2017 ;
Bernard PELLECUER, coordinateur de la PNCDS (Pastorale des nouvelles croyances et des dérives sectaires) ;
Emmanuel PISANI, o.p., directeur de l’ISTR de l’ICP ;
Vincent SÉNÉCHAL, m.e.p., vicaire général ;
Michel YOUNÈS, directeur du Centre d’études des Cultures et des Religions de l’Université catholique de Lyon.

Conseil pour la solidarité et la diaconie

Mgr Pascal DELANNOY, évêque de Saint-Denis, président du conseil, élu en 2019 ;
Jean-Luc BORDEYNE, secrétaire général du Conseil national de France de la Société Saint-Vincent-de-Paul ;
Mme Sylvie BUKHARI de PONTUAL, présidente du CCFD-Terre Solidaire ;
Carlos CAETANO, c.s., directeur du service national de la pastorale des migrants et des personnes itinérantes ;
Mme Maryvonne CAILLAUX, réseaux Saint Laurent ;
Grégoire CATTA, s.j., au titre de la CORREF – directeur du service national famille et société ;
Mme Émilie CHANSON, chargée de mission à la Société Saint-Vincent-de-Paul ;
Stéphane DUCLOS, CCFD-Terre Solidaire, chef de projet ;
Mgr Michel DUBOST,c.j.m., évêque émérite d’Évry-Corbeil-Essonnes, au titre d’évêque accompagnateur du CCFD-Terre Solidaire ;
Véronique FAYET, présidente du Secours catholique ;
Mgr Pascal GOLLNISCH, directeur de l’Œuvre d’Orient ;
Mme Christine GRAVEN, déléguée diocésaine à la solidarité et diaconie de Grenoble ;
Mgr Jean-Paul GUSCHING, évêque de Verdun, nommé en 2016 ;
Michel LANTERNIER, président de la Société Saint-Vincent-de-Paul ;
Mgr Laurent LE BOULC’H, évêque de Coutances et Avranches, nommé en 2014 ;
Luc MENAGER, directeur régional des Apprentis d’Auteuil ;
Guillaume NICOLAS, délégué général de la Délégation Catholique pour la Coopération ;
Xavier de PALMAERT, membre du service national de la pastorale des migrants et des personnes itinérantes ;
Nicolas TRUELLE, directeur général des Apprentis d’Auteuil.

Conseil pour la communication

Mgr Norbert TURINI, évêque de Perpignan-Elne, président du conseil, réélu en 2018 ;
Mgr Yves LE SAUX, évêque du Mans, invité permanent en tant que président du Conseil d’orientation de KTO ;
Mgr Xavier MALLE, évêque de Gap et Embrun, nommé en 2017.

Conseil pour l’Enseignement catholique

Mgr Laurent ULRICH, archevêque de Lille, président du conseil, élu en 2019 ;
Mgr Jacques BENOIT-GONNIN, évêque de Beauvais, Noyons et Senlis, nommé en 2017 ;
Mgr Benoît RIVIÈRE, évêque d’Autun, nommé en 2019 ;
Dominique VERMERSCH, recteur de l’Université catholique de l’Ouest (UCO).

Cellule permanente de lutte contre la pédophilie (CPLP)

Mgr Luc CREPY c.j.m., évêque du Puy-en-Velay, président de la cellule, nommé en 2016 ;
Mgr François BLONDEL, évêque émérite de Viviers, nommé en 2017 ;
Grégoire ÉTRILLARD, avocat ;
Mgr Antoine HÉROUARD, évêque auxiliaire de Lille, nommé en 2017 ;
Mgr Jean-Yves NAHMIAS, évêque de Meaux, nommé en 2019 ;
Mme Geneviève de TAISNE, psychanalyste, thérapeute ;
Laurent TOURNIER c.j.m., recteur du Séminaire d’Orléans, délégué de la CORREF.

Secrétariat général de la CEF

Thierry MAGNIN, prêtre du diocèse de Saint-Étienne, nommé Secrétaire général de la CEF, du 1er juillet 2019 au 30 juin 2022, pour un premier mandat de 3 ans, à temps plein.
Jean-Christophe MEYER, prêtre du diocèse de Metz, nommé secrétaire général adjoint de la CEF, du 1er septembre 2019 au 31 août 2022, pour un premier mandat de 3 ans, à temps plein.

Services nationaux de la CEF

Carlos CAETANO c.s., directeur du Service national pour la pastorale des migrants et des personnes itinérantes, prendra également, à partir du 1er septembre la direction du Service national de la Mission universelle de l’Église.

Philippe DELORME, nommé Secrétaire général de l’enseignement catholique, 1er septembre 2019 au 31 août 2022, pour un premier mandat de 3 ans, à temps plein.

Au sein de mouvements et associations

P. Dominique AUDUC, renouvelé comme aumônier national de l’Action catholique ouvrière (ACO), avec l’accord de Mgr Benoît RIVIÈRE, du 1er septembre 2019 au 31 août 2022 ;

P. Bernard BELLANZA, renouvelé comme aumônier national de la Pastorale des Artisans de la Fête, du 1er septembre 2019 au 31 août 2022 ;

P. Christophe BUISSE, renouvelé comme aumônier national et membre de l’équipe d’aumônerie diversifiée de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC), du 1er septembre au 31 août 2020 ;

Sr Marie-Reine CORNUT, renouvelée comme membre de l’équipe d’animation spirituelle d’Amitié Espérance, avec l’accord de Sr. Elisabeth de TONQUÉDEC, supérieure générale des Sœurs de la Charité de Nevers, du 1er septembre 2019 au 31 août 2021 ;

Sr. Anne DA, nommée aumônier national adjoint du Mouvement chrétien des cadres et dirigeants (MCC), avec l’accord de Sr. Christine DANEL, supérieure générale des Xavières, du 1er septembre 2019 au 31 août 2021, à temps partiel ;

M. Yves DOUBLIEZ, diacre permanent du diocèse de Nanterre, nommé secrétaire du Comité national pour le diaconat, du 1er septembre 2019 au 31 août 2021 ;

P. Henri GAUTRON, renouvelé comme aumônier général de l’Action catholique des femmes (ACF), avec l’accord de Mgr François JACOLIN, du 1er septembre 2019 au 31 août 2020, à mi-temps ;

Mme Christine GRUSON et M. Didier DEHAEZE, nommés membres de l’équipe d’animation spirituelle d’Amitié Espérance, du 1er septembre 2019 au 31 août 2022 ;

P. Clément JUNG, nommé aumônier national de Vivre ensemble l’Évangile Aujourd’hui (VEA), avec l’accord de Mgr Jean-Christophe LAGLEIZE, du 1er septembre 2019 au 31 août 2022, à temps partiel ;

P. Gérard KAISER, nommé aumônier national d’Espérance et Vie, du 1er septembre 2019 au 31 août 2022, à temps partiel ;

P. Hervé LE HOUÉROU, s.j., nommé assistant ecclésiastique de la Communauté de Vie Chrétienne (CVX), avec l’accord du P. François BOËDEC, s.j., provincial des jésuites d’Europe Occidentale Francophone, du 1er septembre 2019 au 31 août 2022 ;

M. Guillaume NICOLAS, renouvelé comme Délégué général de la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC), du 1er septembre 2019 au 31 août 2022, à plein temps ;

P.Didier NOBLET, renouvelé comme Délégué national adjoint à la Mission en monde ouvrier, avec l’accord de Mgr JAMES, à compter du 1er septembre 2019 pour une fin de mandat au 31 août 2022, à mi-temps ;

P. Jean-Yves SAUNIER, renouvelé comme aumônier national de Partage et rencontre, avec l’accord de Mgr Jean-Paul JAMES, du 1er septembre 2019 au 31 août 2020, à temps partiel ;
Mme Anne SUDAN, nommée membre du SAM (Service Accueil et Médiation pour la vie religieuse et communautaire), du 1er septembre 2019 au 31 août 2022 ;

P. Philippe VERDIN o.p., nommé conseiller ecclésiastique national des Associations Familiales Catholiques (AFC), avec l’accord du Fr. Nicolas TEXIER, provincial des Dominicains, du 1er septembre 2019 au 31 août 2022, à temps partiel ;

P. Rodolphe VIGNERON, renouvelé comme aumônier national de l’Union catholique des cheminots français (UCCF), avec l’accord de Mgr Luc RAVEL, du 1er septembre 2019 au 31 août 2022.

Autre instance

Mgr Pierre DEBERGÉ, nommé directeur au Séminaire français de Rome à partir du 1er septembre 2019.

Commentaires du dimanche 21 juillet

cef.fr - lundi 15/07/2019 - 08:27

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut,
dimanche 21 juillet 2019
16éme dimanche du Temps Ordinaire

1ère lecture
Psaume
2ème lecture
Evangile

PREMIERE LECTURE – Livre de la Genèse 18,1-10a
En ces jours-là,
1 aux chênes de Mambré, le SEIGNEUR apparut à Abraham,
qui était assis à l’entrée de la tente.
C’était l’heure la plus chaude du jour.
2 Abraham leva les yeux,
et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui.
Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente
et se prosterna jusqu’à terre.
Il dit :
3 « Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux,
ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur.
4 Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau,
vous vous laverez les pieds,
et vous vous étendrez sous cet arbre.
5 Je vais chercher de quoi manger,
et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin,
puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! »
Ils répondirent :
« Fais comme tu l’as dit. »
6 Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente,
et il dit :
« Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine,
pétris la pâte et fais des galettes. »
7 Puis Abraham courut au troupeau,
il prit un veau gras et tendre,
et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.
8 Il prit du fromage blanc, du lait,
le veau que l’on avait apprêté,
et les déposa devant eux ;
il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre,
pendant qu’ils mangeaient.
9 Ils lui demandèrent :
« Où est Sara, ta femme ? »
Il répondit :
« Elle est à l’intérieur de la tente. »
10 Le voyageur reprit :
« Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance,
et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. »

Mambré est un habitant du pays de Canaan qui, à plusieurs reprises, a offert l’hospitalité à Abraham dans son bois de chênes (près de l’actuelle ville d’Hébron). On sait que, pour les Cananéens, les chênes étaient des arbres sacrés ; le récit que nous venons de lire rapporte une apparition de Dieu à Abraham alors qu’il avait établi son campement à l’ombre d’un chêne dans le bois qui appartenait à Mambré ; mais à vrai dire, ce n’est pas la première fois que Dieu parle à Abraham. Depuis le chapitre 12, le livre de la Genèse nous raconte les apparitions répétées et les promesses de Dieu à Abraham. Mais, pour l’instant, rien ne s’est passé ; Abraham et Sara vont mourir sans enfant.
Car on dit souvent que Dieu a choisi un peuple… En fait, non, Dieu a d’abord choisi un homme, et un homme sans enfants de surcroît. Et c’est à cet homme privé d’avenir (à vues humaines tout au moins) que Dieu a fait une promesse inouïe : « Je ferai de toi une grande nation… En toi seront bénies toutes les familles de la terre. » (Gn 12,2-3). A ce vieillard stérile, Dieu a dit « Compte les étoiles si tu le peux… Telle sera ta descendance. » Sur cette seule promesse, apparemment irréalisable, Abraham a accepté de jouer toute sa vie. Abraham ne doutait pas que Dieu honorerait sa promesse mais il ne connaissait que trop le fait qui lui opposait un obstacle majeur : lui et Sara étaient stériles ! Ou, du moins, il pouvait le croire, puisqu’à soixante quinze et soixante cinq ans, ils étaient sans enfant.
Alors il avait imaginé des solutions : Dieu m’a promis une postérité, mais, après tout, mon serviteur est comme mon fils. « SEIGNEUR Dieu, que me donneras-tu ? Je m’en vais sans enfant, et l’héritier de ma maison, c’est Eliézer de Damas. » (Gn 15,2). Mais Dieu avait refusé : « Ce n’est pas lui qui héritera de toi, mais c’est celui qui sortira de tes entrailles qui héritera de toi. » (Gn 15,4). Quelques années plus tard, quand Dieu reparla de cette naissance, Abraham ne put pas s’empêcher d’abord d’en rire (Gn 17,17) ; puis il imagina une autre solution : ce pourrait être mon vrai fils, cette fois, Ismaël, celui que j’ai eu de mon union (autorisée par Sara) avec Agar : « Un enfant naîtrait-il à un homme de cent ans ? Sara, avec ses quatre-vingt-dix ans pourrait-elle enfanter ?… Puisse Ismaël vivre en ta présence ! » Cette fois encore Dieu refusa : « Mais non ! Ta femme Sara va t’enfanter un fils et tu lui donneras le nom d’Isaac. » (Gn 17,19). La Promesse est la Promesse.
Le texte que nous lisons ce dimanche suppose toute cette histoire d’Alliance déjà longue (vingt-cinq ans, si l’on en croit la Bible). L’événement se passe près du chêne de Mambré. Trois hommes apparurent à Abraham et acceptèrent son l’hospitalité : arrêtons-nous là. Contrairement aux apparences, l’importance de ce texte n’est pas cette hospitalité si généreusement offerte par Abraham ! Rien de plus banal, à cette époque-là, dans cette civilisation-là, même si c’est exemplaire !
Le message de l’auteur de ce texte, ce qui suscite son admiration, et du coup, l’envie de l’écrire pour le léguer aux générations futures est bien plus haut ! L’inouï vient de se produire : pour la première fois de l’histoire de l’humanité, Dieu en personne s’est invité chez un homme ! Car il ne fait de doute pour personne que les trois illustres visiteurs symbolisent Dieu ; la lecture de ce texte est pour nous un peu difficile, car on ne comprend pas très bien s’il y a un ou plusieurs visiteurs : « Abraham leva les yeux, il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui… il dit : Seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux… On va vous apporter un peu d’eau, vous vous laverez les pieds… vous reprendrez des forces… Ils lui demandèrent : Où est Sara, ta femme ? Le voyageur reprit : Je reviendrai chez toi dans un an… ». En fait, notre auteur écrit longtemps après les faits sur la base de plusieurs récits d’origines diverses. De tous ces récits, il ne fait qu’un seul, en harmonisant au mieux les formulations. Comme il veut éviter toute apparence de polythéisme, il prend bien soin de rappeler à plusieurs reprises que Dieu est unique. N’y cherchons donc pas trop vite une représentation de la Trinité ; l’auteur de ce texte ne pouvait la concevoir encore ; ce qui est sûr, c’est que Abraham a reconnu sans hésiter, dans ces trois visiteurs, la présence divine.
Dieu, donc, puisque c’est lui, à n’en pas douter, Dieu s’est invité chez Abraham, et pour lui dire quoi ? Pour lui confirmer le projet inespéré qu’il formait pour lui : l’an prochain, à pareille époque, Sara, la vieille Sara, aura un fils, et de ce fils naîtra un peuple qui sera l’instrument des bienfaits de Dieu : « Je reviendrai chez toi dans un an, et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. » Sara qui avait écouté aux portes n’a pas pu s’empêcher de rire : ils étaient si vieux tous les deux ! Alors le voyageur a répondu cette phrase que nous ne devrions jamais oublier : « Y a-t-il une chose trop prodigieuse pour le SEIGNEUR ? » (Gn 18,14). Et l’impossible, à vues humaines, s’est produit : Isaac est né, premier maillon de la descendance promise, innombrable comme les étoiles dans le ciel.

PSAUME – 14 (15),1a.2-3a,3bc-4ab,4d-5
1 SEIGNEUR, qui séjournera sous ta tente ?
2 Celui qui se conduit parfaitement,
qui agit avec justice
et dit la vérité selon son coeur.
3 Il met un frein à sa langue.
Il ne fait pas de tort à son frère
et n’outrage pas son prochain.
4 A ses yeux le réprouvé est méprisable
mais il honore les fidèles du SEIGNEUR.
Il ne reprend pas sa parole.
5 Il prête son argent sans intérêt,
n’accepte rien qui nuise à l’innocent.
Qui fait ainsi demeure inébranlable.

Nous avons eu l’occasion de noter, souvent, que les psaumes ont tous été composés dans le but d’accompagner une action liturgique, au cours des pèlerinages et des fêtes au Temple de Jérusalem. Le psautier pourrait être comparé aux livres de chants qui nous accueillent aux portes de nos églises, comportant des chants prévus pour toute sorte de célébrations ; ici le pèlerin arrive aux portes du Temple et pose la question : suis-je digne d’entrer ?
Bien sûr, il connaît d’avance la réponse : « Soyez saints parce que je suis Saint » disait le livre du Lévitique (19,2). Ce psaume ne fait qu’en tirer les conséquences : à celui qui désire entrer dans le Temple (la « maison » de Dieu), il rappelle les exigences d’une conduite digne du Dieu saint. « SEIGNEUR, qui séjournera sous ta tente ? » La réponse est simple : « Celui qui se conduit parfaitement, qui agit avec justice et dit la vérité selon son coeur. » Les autres versets ne font que la détailler : être juste, être vrai, ne faire de tort à personne. Tout compte fait, cela ressemble à s’y méprendre au Décalogue : « Tu ne commettras pas de meurtre, Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de rapt, Tu ne témoigneras pas faussement contre ton prochain, Tu n’auras pas de visée sur la maison de ton prochain… » (Ex 20). Et quand Ezéchiel trace le portrait-robot de l’homme juste, il dit exactement la même chose : « Il accomplit le droit et la justice ; il ne mange pas sur les montagnes (allusion aux banquets en l’honneur des idoles) ; il ne lève pas les yeux vers les idoles de la maison d’Israël (c’est encore l’idolâtrie qui est visée ici) ; il ne déshonore pas la femme de son prochain… il n’exploite personne ; il rend le gage reçu pour dette ; il ne commet pas de rapines ; il donne son pain à l’affamé ; il couvre d’un vêtement celui qui est nu ; il ne prête pas à intérêt ; il ne prélève pas d’usure ; il détourne sa main de l’injustice ; il rend un jugement vrai entre les hommes ; il chemine selon mes lois ; il observe mes coutumes, agissant d’après la vérité : c’est un juste ; certainement, il vivra – oracle du SEIGNEUR Dieu. » (Ez 18,5-9).
Michée reproduit, quant à lui, exactement la question de notre psaume, et il la développe : « Avec quoi me présenter devant le SEIGNEUR, m’incliner devant le Dieu de là-haut ? Me présenterai-je devant lui avec des holocaustes ? Avec des veaux d’un an ? Le SEIGNEUR voudra-t-il des milliers de béliers ? Des quantités de torrents d’huile ? Donnerai-je mon premier-né pour prix de ma révolte ? Et l’enfant de ma chair pour mon propre péché ? On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien, ce que le SEIGNEUR exige de toi : rien d’autre que respecter le droit, aimer la fidélité et t’appliquer à marcher avec ton Dieu. » (Mi 6,6-8). Et Isaïe, son contemporain, n’est pas en reste : A la question « Qui d’entre nous pourra tenir ? », il répond : « Celui qui se conduit selon la justice, qui parle sans détour, qui refuse un profit obtenu par la violence, qui secoue les mains pour ne pas accepter un présent, qui se bouche les oreilles pour ne pas écouter les paroles homicides, qui ferme les yeux pour ne pas regarder ce qui est mal. Celui-là résidera sur les hauteurs, les rochers fortifiés seront son refuge, le pain lui sera fourni, l’eau lui sera assurée. » (Is 33,15-16). Un peu plus tard, Zacharie aura encore besoin de le répéter : « Voici les préceptes que vous observerez : dites-vous la vérité l’un à l’autre ; dans vos tribunaux prononcez des jugements véridiques qui rétablissent la paix ; ne préméditez pas de faire du mal l’un à l’autre ; n’aimez pas le faux serment, car toutes ces choses, je les déteste – oracle du SEIGNEUR. » (Za 8,16-17).
C’est à la fois très classique et malheureusement toujours à reprendre. En attendant que celui-là seul qui en est capable change nos coeurs de pierre en coeurs de chair, comme dit Ezéchiel. Ceci nous amène à relire ce psaume en l’appliquant à Jésus-Christ : les évangiles le décrivent comme le « doux et humble de coeur » (Mt 11,29), attentif aux exclus : les lépreux (Mc 1), la femme adultère (Jn 8), et combien de malades et de possédés, juifs ou païens ; et complètement étranger aux idées de profit, lui qui n’avait pas d’endroit où reposer sa tête.
Celui surtout qui nous invite à relire avec lui le verset 3 en lui donnant une tout autre dimension : « Il met un frein à sa langue, ne fait pas de tort à son frère et n’outrage pas son prochain. » Avec Jésus-Christ, désormais, nous savons que le cercle de nos « prochains » peut s’étendre à l’infini : c’est tout l’enjeu de la parabole du Bon Samaritain par exemple (que nous avons lue dimanche dernier).
Reste un verset un peu gênant : car on peut se demander si le verset 4 ne fait pas tache au milieu de tous ces beaux sentiments : « A ses yeux le réprouvé est méprisable » : il faut probablement y lire une résolution de fidélité : « le réprouvé », c’est l’infidèle, l’idolâtre. En affirmant « le réprouvé est méprisable », le pèlerin rejette toute forme d’idolâtrie ; manière de dire à Dieu « je partage ta cause, ce qui prouve ma bonne foi ».
Pour ma part, j’y vois une preuve de plus que la fidélité au Dieu unique a été un combat de tous les instants.
(Dernière remarque : rassurons-nous, ce rappel des exigences de l’Alliance est une catéchèse à l’adresse des pèlerins, ce n’est pas une condition d’entrée dans le Temple. Sinon, personne, excepté Jésus de Nazareth, n’aurait jamais franchi la porte.)

DEUXIEME LECTURE – lettre de Saint Paul apôtre aux Colossiens 1,24-28
Frères,
24 maintenant je trouve la joie dans les souffrances
que je supporte pour vous ;
ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ
dans ma propre chair,
je l’accomplis pour son corps qui est l’Église.
25 De cette Église, je suis devenu ministre,
et la mission que Dieu m’a confiée,
c’est de mener à bien pour vous l’annonce de sa parole,
26 le mystère qui était caché depuis toujours
à toutes les générations,
mais qui maintenant a été manifesté
à ceux qu’il a sanctifiés.
27 Car Dieu a bien voulu leur faire connaître
en quoi consiste la gloire sans prix de ce mystère
parmi toutes les nations :
le Christ est parmi vous,
lui, l’espérance de la gloire !
28 Ce Christ, nous l’annonçons :
nous avertissons tout homme,
nous instruisons chacun en toute sagesse,
afin de l’amener à sa perfection dans le Christ.

La première phrase de ce texte est redoutable ! « Ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église. » : comment entendre cette phrase ? Resterait-il donc des souffrances à subir par le Christ ou par nous, pour faire bonne mesure, en quelque sorte ? Apparemment, il reste des souffrances à subir, puisque Paul le dit, mais ce n’est pas « pour faire bonne mesure ». Cela ne découle pas d’une exigence de Dieu ! C’est une nécessité malheureusement due à la dureté de cœur des hommes !
Ce qui reste à souffrir, ce sont les difficultés, les oppositions, voire les persécutions que rencontre toute entreprise d’évangélisation. Jésus lui-même l’a dit clairement à plusieurs reprises, avant et après sa propre passion et sa Résurrection ; à ses apôtres, il avait dit : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit mis à mort et que, le troisième jour, il ressuscite. » (Lc 9,22) ; et après sa Résurrection, il l’expliqua aux disciples d’Emmaüs : « Ne fallait-il pas que le Christ souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » (Lc 24,26). Et ce qui fut le sort du maître sera celui de ses disciples ; là encore, il les a bien prévenus : « On vous livrera aux tribunaux et aux synagogues, vous serez roués de coups, vous comparaîtrez devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : ils auront là un témoignage. Car il faut d’abord que l’évangile soit proclamé à toutes les nations. » (Mc 13,9-10). Nous voilà prévenus : tant que la tâche n’est pas terminée, il faudra encore se donner de la peine et traverser bien des difficultés, voire des persécutions. Cela bien concrètement, dans notre personne.
Il n’est évidemment pas question d’imaginer que cela résulterait d’un décret de Dieu, avide de voir souffrir ses enfants, et comptable de leurs larmes ; une telle supposition défigure le Dieu de tendresse et de pitié que Moïse lui-même avait déjà découvert. La réponse tient en deux points : premièrement, pour l’oeuvre d’évangélisation, Dieu sollicite des collaborateurs ; il n’agit pas sans nous ; deuxièmement, le monde refuse d’entendre la Parole, pour ne pas avoir à changer de conduite ; alors il s’oppose de toutes ses forces à la propagation de la Bonne Nouvelle. Cela peut aller jusqu’à persécuter et supprimer les témoins gênants de la Parole. C’est exactement ce que vit Paul, emprisonné pour avoir trop parlé de Jésus de Nazareth.1 Et dans ses lettres aux jeunes communautés chrétiennes, il encourage à plusieurs reprises ses interlocuteurs à accepter à leur tour la persécution inévitable : « Que personne ne soit ébranlé au milieu des épreuves présentes, car vous savez bien que nous y sommes destinés. » (1 Thes 3,3). Et Pierre en fait autant « Résistez, fermes dans la foi, sachant que les mêmes souffrances sont réservées à vos frères dans le monde. » (1 P 5,9-10).
Il n’est donc pas question de baisser les bras : « Ce Christ, nous l’annonçons, dit Paul, (sous-entendu, envers et contre tout), nous avertissons tout homme, nous instruisons chacun en toute sagesse, afin de l’amener à sa perfection dans le Christ. » Celui-ci a commencé, il nous reste à achever l’oeuvre d’annonce.
Ainsi grandit peu à peu l’Eglise, Corps du Christ ; par rapport à la première lettre aux Corinthiens (1 Co 12), la vision de Paul s’est encore élargie : dans la lettre aux Corinthiens, Paul employait déjà l’image du corps, mais seulement pour parler de l’articulation des membres entre eux, dans chaque Eglise locale ; ici, il envisage l’Eglise universelle, grand corps, dont le Christ est la tête. Elle est cette part de l’humanité qui reconnaît la primauté du Christ sur tout le cosmos dont parlait l’hymne des versets précédents : « Le Christ est l’image du Dieu invisible, le premier-né par rapport à toute créature, car c’est en lui que tout a été créé dans les cieux et sur la terre, les êtres visibles et les puissances invisibles : tout est créé par lui et pour lui. Il est avant tous les êtres, et tout subsiste en lui. Il est aussi la tête du corps, c’est-à-dire de l’Eglise. » (Col 1, 15-18).2
Ce mystère du projet de Dieu a été révélé aux chrétiens, il est leur source intarissable de joie et d’espérance : « Le Christ est parmi vous, lui, l’espérance de la gloire ! » (verset 27). Et c’est l’émerveillement de cette présence du Christ au milieu d’eux qui transforme les croyants en témoins. Dans la deuxième lettre aux Corinthiens, Paul peut dire : « De même que les souffrances du Christ abondent pour nous, de même, par le Christ, abonde aussi notre consolation. » (2 Co 1,5). Et dans la lettre aux Philippiens : « Dieu vous a fait la grâce à l’égard du Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. » (Phi 1,29). Alors nous comprenons la première phrase du texte d’aujourd’hui : « Je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous, car ce qu’il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l’accomplis dans ma propre chair, pour son corps qui est l’Eglise. »

EVANGILE – selon Saint Luc 10, 38-42
En ce temps-là,
38 Jésus entra dans un village.
Une femme nommée Marthe le reçut.
39 Elle avait une sœur appelée Marie
qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
40 Quant à Marthe, elle était accaparée
par les multiples occupations du service.
Elle intervint et dit :
« Seigneur, cela ne te fait rien
que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?
Dis-lui donc de m’aider. »
41 Le Seigneur lui répondit :
« Marthe, Marthe, tu te donnes du souci
et tu t’agites pour bien des choses.
42 Une seule est nécessaire.
Marie a choisi la meilleure part,
elle ne lui sera pas enlevée. »

« Cherchez d’abord le Royaume et la justice de Dieu et le reste vous sera donné par surcroît. » La formule est de Matthieu (Mt 6,33) ; elle est peut-être le meilleur commentaire de la leçon de Jésus dans la maison de Marthe et Marie.
« Jésus était en route avec ses disciples », dit Luc, et l’on sait que ce long voyage est l’occasion pour lui de donner de multiples consignes à ses disciples ; depuis la fin du chapitre 9, Jésus, commençant la montée vers Jérusalem, s’est uniquement préoccupé de leur donner des points de repère pour les aider à rester fidèles à leur vocation merveilleuse et exigeante de suivre le Seigneur. Entre autres, il leur a recommandé d’accepter l’hospitalité (Lc 9,4 ; 10,5-9) ; c’est exactement ce qu’il fait lui-même ici : on peut donc penser qu’il accepte avec gratitude l’hospitalité de Marthe.
Ce récit, propre à Luc, suit immédiatement la parabole du Bon Samaritain : il n’y a certainement pas contradiction entre les deux ; et, en particulier, gardons-nous de critiquer Marthe, l’active, par rapport à Marie, la contemplative. Le centre d’intérêt de l’évangéliste est plutôt, semble-t-il, la relation des disciples au Seigneur. Cela ressort du contexte (voir plus haut) et de la répétition du mot « Seigneur » qui revient trois fois : « Marie se tenait assise aux pieds du Seigneur »… Marthe dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ?… » « Le Seigneur lui répondit ». L’emploi de ce mot fait penser que la relation décrite par Luc entre Jésus et les deux soeurs, Marthe et Marie, n’est pas à juger selon les critères habituels de bonne conduite. Ici, le Maître veut appeler au discernement de ce qui est « la meilleure part », c’est-à-dire l’attitude la plus essentielle qu’il attend de ses disciples.
Les deux femmes accueillent le Seigneur en lui donnant toute leur attention : Marthe, pour bien le recevoir, Marie, pour ne rien perdre de sa parole. On ne peut pas dire que l’une est active, l’autre passive ; toutes deux ne sont occupées que de lui. Dans la première partie du récit, le Seigneur parle. On ne nous dit pas le contenu de son discours : on sait seulement que Marie, dans l’attitude du disciple qui se laisse instruire (cf Is 50), boit ses paroles. Tandis que l’on voit Marthe « accaparée par les multiples occupations du service ». Le dialogue proprement dit n’intervient que sur la réclamation de Marthe : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma soeur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur prononce alors une phrase qui a fait couler beaucoup d’encre : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. » Jésus ne reproche certainement pas à Marthe son ardeur à bien le recevoir ; qui dit hospitalité, surtout là-bas, dit bon déjeuner, donc préparatifs ; « tuer le veau gras » est une expression biblique !
Et combien d’entre nous se retrouvent trop souvent à leur gré dans le rôle de Marthe en se demandant où est la faute ? Il semblerait plus facile, assurément, de prendre l’attitude de Marie et de se laisser servir, en tenant compagnie à l’invité au salon ! La cuisinière est souvent frustrée de manquer les conversations !
Mais c’est le comportement inquiet de Marthe qui inspire à Jésus une petite mise au point, profitable pour tout le monde. Et, en réalité, à travers le personnage des deux soeurs, il en profite pour donner une recommandation à chacun de ses disciples (donc à nous) et nous rappeler l’essentiel : « Une seule chose est nécessaire » ne veut pas dire qu’il faut désormais se laisser dépérir ! Mais qu’il ne faut pas négliger l’essentiel ; il nous faut bien tour à tour, chacun et chacune, jouer les Marthe et les Marie, mais attention de ne pas nous tromper de priorité.
Une leçon que Jésus reprendra plus longuement, un peu plus loin (et qu’il nous est bon de relire ici, la liturgie ne nous en proposant pas la lecture). « Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. Car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. Observez les corbeaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’ont ni cellier ni grenier ; et Dieu les nourrit. Combien plus valez-vous que les oiseaux ! Et qui d’entre vous peut par son inquiétude prolonger tant soit peu son existence ? Si donc vous êtes sans pouvoir même pour si peu, pourquoi vous inquiéter pour tout le reste ? Observez les lis : ils ne filent ni ne tissent et, je vous le dis : Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu habille ainsi en pleins champ l’herbe qui est là aujourd’hui et qui demain sera jetée au feu, combien plus le fera-t-il pour vous, gens de peu de foi. Et vous, ne cherchez pas ce que vous mangerez ni ce que vous boirez, ne vous tourmentez pas. Tout cela, les païens de ce monde le recherchent sans répit, mais vous, votre Père sait que vous en avez besoin. Cherchez plutôt son Royaume, et cela vous sera donné par surcroît. Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. » (Lc 12,22-32)1.
« Sois sans crainte », c’est certainement le maître-mot ; ailleurs, il mettra en garde ses disciples contre les soucis de la vie qui risquent d’alourdir les coeurs : « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que vos coeurs ne s’alourdissent dans l’ivresse, les beuveries et les soucis de la vie » (Lc 21,34). Ceux-ci risquent également de nous empêcher d’écouter la Parole ; c’est le message de la parabole du semeur : « Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui entendent et qui, du fait des soucis, des richesses et des plaisirs de la vie, sont étouffés en cours de route et n’arrivent pas à maturité. » (Lc 8,14). Si Marthe n’y prend pas garde, cela pourrait devenir son cas, peut-être ?
Sans oublier qu’en définitive, c’est toujours Dieu qui nous comble et non l’inverse ! Ne pourrait-on pas traduire : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour faire des choses pour moi… La meilleure part, c’est de m’accueillir, c’est moi qui vais faire des choses pour toi. »

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