Au coeur de l'homme : l'homme historique


Après avoir réfléchi sur notre identité et notre vocation en faisant référence au commencement, au temps de notre création, Jean-Paul II a consacré 40 catéchèses (TDC 24 à 63) à la manière dont nous vivons notre corporéité aujourd'hui, dans un monde affecté par le péché.

N'ayons pas peur de constater comment nous nous sommes éloignés de ce commencement : ce n'est qu'en réalisant à quel point cette mauvaise nouvelle est mauvaise que nous prendrons conscience à quel point la Bonne Nouvelle est bonne ! La bonne nouvelle, c'est que l'homme n'est pas uniquement influencé par le péché : il a également été sauvé par le Christ qui nous donne la force de regagner ce qui a été perdu.

Le Pape base de nouveau ses réflexions sur les paroles du Christ, dans le Sermon sur la Montagne, à propos de l'adultère commis "dans le coeur". Nous verrons que ses mots ne condamnent pas le désir ou l'Eros.

L'homme historique vit entre le temps des origines dont il s'est éloigné par le péché et le temps des fins dernières promis et inauguré par le Christ : si avec le Christ, nous sommes déjà ressuscités, cette resurrection est encore à venir. Nous vivons cette tension du "déjà, mais pas encore"1 : nous devons encore lutter avec la concupiscence, mais nous déjà remporter des victoires dans cette lutte.

La Bonne Nouvelle est que le Christ accomplit ce qu'il propose : "le précepte qui interdit l'adultère devient une invitation à un regard pur, capable de respecter le sens sponsal du corps"2 Jean-Paul II nous interpelle : "devons nous craindre la sévérité de ces mots ou plutôt avoir confiance dans leur puissance salvifique ? "3

Apprenons avec le Pape à discerner dans notre vie d'hommes et de femmes 'dans l'Histoire' le sens de notre sexualité et la beauté et l'accessibilité de l'appel de Dieu :

 
 

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La "vérité" du mariage (et l'accès à la communion des divorcés-remariés)

Publié dans : Mariage

Le Synode sur la famille n'a pas conclu sur l'accès aux sacrements pour les divorcés-remariés : constatant que la question était épineuse, les Pères ont renvoyé la question à l'année prochaine. Les paragraphes 52 et 53, qui l'évoquaient, n'ont pas recueilli les deux tiers requis pour être adopté par le Synode. C'est que la question mérite d'être étudiée de près, car il ne s'agit pas d'une "simple" question disciplinaire