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“Les écrans nous abrutissent-ils ?”

Cahiers Libres - vendredi 03/07/2015 - 13:52

Retour sur un Mardi des Bernardins :  le 23 juin dernier, les Mardis des Bernardins réunissaient Alain Bentolila, professeur de linguistique à l’université Paris-Descartes, Patrick Boucheron, professeur d’histoire du Moyen Âge, université Paris 1, Damien Le Guay, philosophe, maître de conférences à HEC, enseignant à l’espace éthique de l’APHP et enfin Elena Pasquinelli, chercheur en neurosciences (fondation La Main à la pâte, Institut Jean Nicod, ENS). 

Refusant tout à la fois une méfiance abusive et un engouement excessif, comment définir la juste place qu’il convient d’accorder à ces écrans ? Replacer cette « révolution du numérique » dans un temps long, la comparer avec d’autres bouleversements majeurs dans notre rapport au texte, explorer les conséquences qu’ont ces nouvelles pratiques sur la formation du cerveau : voici quelques ambitions de ce débat que nous vous invitons à découvrir en quelques instants !

Bonnes vacances à tous !

L’équipe des Mardis prend un peu de repos et travaille sur sa programmation… Rendez-vous le 8 septembre pour répondre à la question : “Peut-il y avoir une culture sans transcendance ?”

Plus d’informations ici.

 

Élise Richard pour l’équipe des Mardis

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Il était architecte, il est devenu… moine dominicain

Blog jeunes cathos - vendredi 03/07/2015 - 10:20

Comment un étudiant en architecture peut-il décider d'entrer dans l'Ordre des Prêcheurs ? C'est pourtant le choix fait par Charles Desjobert, moine étudiant du couvent dominicain de Lille, où il prononcera ses vœux solennels le 29 août prochain. Mais frère Charles n'a pas renoncé à sa passion première. Il s'est même essayé à l'écriture, pour faire découvrir un de ses compagnons spirituels : le Bienheureux Pier Giorgio Frassati.

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Amélie, jeune volontaire au Congo : bientôt le départ

Blog jeunes cathos - vendredi 03/07/2015 - 10:05

Dernier épisode du "journal d'une jeune volontaire" au Congo Kinshasa ! La mission d'Amélie, 25 ans, comme éducatrice spécialisée dans un foyer congolais, s'achève début juillet. Elle partage ses impressions après cette année pas comme les autres...

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Le Souffle : “montrer que la terre est le chemin du Ciel”.

Cahiers Libres - vendredi 03/07/2015 - 09:30

Elles sont quarante-et-une, données à Dieu, vivant la règle de saint Benoit. Une vie peu ordinaire, mais qu’ont pourtant choisies les bénédictines de l’abbaye de Jouques, près d’Aix-en-Provence. Une vie que Cécile Besnault, étudiante en art du cinéma à l’Ecole Nationale Supérieure Louis-Lumière, souhaite porter à l’écran.

Cahiers Libres : Cécile, vous vous apprêtez à vivre aux côtés des bénédictines pour les rencontrer et saisir ce qui fait leur vie. Mais ce projet est sans doute plus ancien : comment est-il né ?

Cécile Besnault, étudiante en art du cinéma, réalisatrice du documentaire. (c)

Cécile Besnault : A Noël dernier, j’ai fait une retraite de quelques jours à l’Abbaye Notre Dame de Fidélité, à Jouques, et j’ai été très marquée par la force et la joie simple et profonde qui se dégageaient des moniales de cette abbaye. J’ai alors pris conscience que c’était quelque chose que je voyais peu autour de moi, dans ma petite vie d’étudiante parisienne.
A Pâques, ce projet de documentaire s’est imposé à moi comme une nécessité : il me fallait chercher à exprimer une réponse aux questions “Comment éprouver cette joie ? Comment être heureux ?”. Et j’ai l’intime conviction qu’à ce moment de ma vie, c’est en filmant ces femmes que je pourrai trouver quelques éléments de réponses qui, peut-être, réconforteront ceux à qui je montrerai le film.

CL : Pour ce genre de projet, les thèmes ne manquent pas. Les genres non plus, entre films d’action, comédie, art & essais,… Vous avez pourtant choisi de réaliser un documentaire sur un sujet peu commun. Pourquoi ce choix, à la fois du genre et du sujet ?

CB : La forme du documentaire s’est imposée à moi. Avec ce film, je vais chercher à trouver des réponses à des questions sensibles qui me touchent beaucoup et qui sont pour moi cruciales. Pour que mon film puisse vraiment toucher, il est important que je ne mente pas et que j’utilise donc une forme d’expression qui puisse se construire au rythme de mes rencontres avec les sœurs. Ainsi, je ne peux pas faire une fiction pour exprimer mon propos car je n’ai pas de “prêt-à-penser” à donner ; c’est en filmant les moniales de Jouques que des réponses viendront.
Enfin, si j’ai choisi de filmer ces religieuses dans leur vie monastique, c’est parce que, tout en étant hors du monde, elles sont pleinement au cœur du monde par leurs prières pour toute l’humanité, nuit et jour : elles sont ainsi, en quelque sorte, la lumière du monde. Je tiens à ce que ce film soit un appel à la contemplation pour chaque spectateur, qu’il ait la foi ou non. C’est pourquoi je souhaiterais que ce documentaire puisse transmettre une expérience de relation à Dieu pour inviter à une relation personnelle à Dieu.

CL : Pourquoi ce titre, “Leur Souffle” ?

CB : Avec mon équipe, nous avons eu de longues discussions pour parvenir à caractériser ce qui me fascinait tant chez ses religieuses. Pourquoi m’étais-je arrêtée sur leur force à elles ? Sur leur joie à elles ?
Au final, nous tournions autour des thèmes évoquant leur façon d’être, leur façon d’exister, leur rapport à la vie, etc. Et à un moment, Ivan Marchika, mon chef opérateur, a évoqué leur respiration. Il avait le sentiment que tout pouvait se ramener à cet acte simple que tous les êtres vivants partagent et que c’était peut-être là qu’elles rayonnaient d’une façon si particulière. Et partant de là, nous sommes arrivés sur le titre Leur Souffle qui nous semblait évoquer le mieux ce que je cherchais à fixer en images pour l’offrir aux autres. Et j’ai trouvé cette expression très belle car elle évoque la vie qui nous été insufflée par les narines, au commencement, par l’Esprit de Dieu. Et en m’intéressant plus particulièrement à leurs âmes à elles et donc à ce qui les fait vivre, je voudrais amorcer une réflexion sur ce qu’est l’Homme et ce qui le fait vivre.

CL : La vie bénédictine, retirée dans la pauvreté, rythmée par le travail et la prière, l’Ora et Labora de la Règle, est riche d’enseignement pour le monde. Comment comptez-vous l’aborder ?

CB : La belle devise de l’Ordre de Saint Benoît « Ora et Labora » qui signifie « Prie et travaille » se prête parfaitement à établir une structure pour mon film.
En effet, je souhaite notamment filmer d’une part les offices divins où les bénédictines louent le Seigneur et intercèdent pour l’humanité et d’autre part les moments où elles travaillent à leurs emplois respectifs, aux champs, à l’atelier d’enluminure, à la cuisine, etc. Ceci, pour faire le lien entre ces moments où, travaillant, elles sont pleinement rattachées au concret de la terre et ceux où, fidèles à l’office divin, elles prient pour le monde présent et annoncent déjà le Royaume de Dieu par leurs chants.
C’est pour moi la grande beauté de la vie bénédictine que de montrer ainsi que la terre est le chemin du Ciel.

CL : Quel est votre but, à travers cette réalisation ? Quel message voulez-vous adresser à ceux qui verront le film ?

CB : Je voudrais, en filmant la vie de ces moniales qui rayonnent de joie et de force, offrir une réflexion sur ce qu’est l’homme et ce à quoi il aspire. Je voudrais aussi montrer en quoi on est chacun appelé à devenir pleinement soi, pleinement homme, en allant vers une joie profonde et sereine. Je serais très heureuse si ce film pouvait aider à fortifier notre espérance et vivifier notre joie d’être sauvés.
J’ai beaucoup de désirs et d’espoirs pour ce film et j’espère qu’il pourra faire beaucoup de bien aux âmes.

CL : Pour entreprendre le tournage, vous avez besoin de soutien. Comment peut-on vous aider ?

CB : Ce film a une histoire très particulière : il est très rare que l’on monte un projet de film en aussi peu de temps.
En effet, ce projet s’est imposé à moi à Pâques et, depuis, tout s’est enchaîné très vite et de manière incroyable : j’ai d’abord eu l’intuition forte qu’un très beau film était à faire, puis j’ai reçu l’autorisation exceptionnelle de la communauté de Jouques pour venir filmer en clôture. Ensuite, en confiant cette idée de documentaire à Ivan, étudiant très talentueux de ma promo et grand ami, j’ai reçu son enthousiasme sans limites et son aide inestimable pour construire ce projet ; je l’ai choisi comme chef opérateur.
Ont suivi les repérages nous permettant de rencontrer les moniales et de débuter l’écriture du film ; le choix de l’ingénieur du son, Jonas Orantin, un étudiant en son tout juste diplômé de Louis-Lumière et que j’estime beaucoup ; la grande aide de mon parrain d’école, Robert Fraisse, chef opérateur de talent, pour la préparation technique.
Puis nous avons lancé une campagne de communication, avec l’aide de l’agence Le Messager, ainsi qu’un financement participatif sur le site Ulule.fr pour collecter les fonds nécessaires à la réalisation du film : très vite, nous avons eu beaucoup de soutiens et de dons généreux nous permettant d’obtenir plus de 60% de notre budget minimal.
Mais il y a plus qu’un seul obstacle pour que ce film existe : il nous faut réunir encore des dons pour parvenir à atteindre notre budget minimal de 6.000 €. Plus encore, si nous parvenions à dépasser ce premier palier de budget, nous pourrions bénéficier d’un matériel exceptionnel, ouvrant de nouvelles possibilités pour avoir une image et un son d’une haute qualité.
Nous voudrions être à la hauteur du magnifique cadeau que nous font les sœurs en acceptant d’être filmées en clôture et offrir aux autres un beau film.
Pour nous aider, vous pouvez nous faire un don sur notre page Ulule où vous trouverez une description détaillée de mon projet de documentaire : https://fr.ulule.com/leur-souffle/ Chaque don, même modeste, compte et nous aide beaucoup.
Vous pouvez aussi aimer notre projet sur Facebook ici : https://www.facebook.com/LeurSouffle

CL : Quand sera-t-il terminé ?

CB : A la fin de l’été 2016 car nous souhaitons prendre le temps d’avoir un grand travail de montage qui est une étape majeure pour un documentaire : il s’agit d’une seconde écriture qui laisse la possibilité de diverses options de narration. Ensuite, nous passerons à l’étalonnage qui achèvera de donner toute sa splendeur à nos images. Enfin, le mixage sera réalisé en 5.1 pour une bande-son de haute qualité en projection puisque ce film est destiné à être envoyé en festival.

Propos recueillis par FPitois

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chapelles

David Lerouge - jeudi 02/07/2015 - 16:00

Suivant les recommandations de l’OMS concernant la vigilance sur les intolérances alimentaires, source de nombreuses pathologies, l’Eglise catholique renonce à l’unicité du rite romain pour diversifier ses propositions 1. messe sans gluten 2. messe sans alcool (sur autorisation expresse du vatican) 3. messe sans traces de fruits à coque, lait... Lire chapelles

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la réput'

David Lerouge - jeudi 02/07/2015 - 13:12

*brainstorming* pour le nom de notre commerce de vins, bières et spiritueux, à quoi associez-vous le mot "alcool"? hmmm la classe :-(... Lire la réput'

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Dialogue participatif et interreligieux sur le transhumanisme

Blog jeunes cathos - jeudi 02/07/2015 - 13:01

Sur une idée originale de la Jeunesse Etudiante Chrétienne en Ile-de-France a eu lieu le 28 mai dernier à Pantin une rencontre interreligieuse et citoyenne sur l'éthique en sciences, ayant pour thème le transhumanisme. Jean, 25 ans, est actuellement en service civique pour la JEC et est fier de cette première soirée réussie sur le sujet.

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De Paris au Liban, les jeunes d’Antiokia œuvrent pour les Chrétiens d’Orient

Blog jeunes cathos - jeudi 02/07/2015 - 09:38

Antiokia forme la branche "jeunes" de l'Œuvre d'Orient. Depuis décembre 2013, le but du groupe est de favoriser la prière, la rencontre et le partage entre des jeunes chrétiens latins et orientaux. Ces derniers mois ont été riches en rencontres, et l'été sera actif pour plusieurs membres : dix jeunes partiront en mission au Liban, comme nous l'expliquent Laetitia et Claire, membres d'Antiokia.

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Comprendre la Turquie

Cahiers Libres - jeudi 02/07/2015 - 09:00
Le kémalisme, fondement de la Turquie moderne.

Après la défaite de la Première guerre balkanique, les Jeunes-Turcs arrivent au pouvoir en 1913. Ces réformistes sont divisés entre une tendance prônant un respect de valeurs « islamiques » et assez traditionnalistes, une aile regroupant libéraux et socialistes (et qui coopère avec des partis arméniens comme le Dachnak) et une aile turquiste, laïque et ultra-nationaliste.

En 1913, les jeunes-Turcs prennent le pouvoir en bénéficiant du fait que l’Empire Ottoman part en lambeaux. Cependant, la tendance qui triomphe à partir de l’entrée de la Turquie dans la première guerre mondiale est une tendance ultra-nationaliste. Celle-ci dans une volonté de « purification ethnique » met en place le génocide arménien, les Arméniens étant vus comme non–turcs, non-musulmans et comme de potentiels alliés de la Russie. En 1920, le traité de Sèvres décompose l’Empire Ottoman (qui a déjà perdu les pays arabes) en zones d’influence entre les vainqueurs de la guerre (Italie, Grande-Bretagne, Grèce). Un leader proche des anciens Jeunes-Turcs et héros de la bataille des Dardanelles, Mustafa Kemal refuse le traité de Sèvres et depuis Ankara bat les armées du calife ottoman (qui avait signé le traité de Sèvres). Puis les nationalistes de Mustafa Kemal battent les Grecs et en 1923 récupèrent l’Anatolie et la Thrace Orientale. Ceci s’accompagne d’un échange de populations forcé entre la Grèce et la Turquie (1, 6 millions de Grecs orthodoxes sont expulsés de Turquie vers la Grèce et 400 000 turcs musulmans sont expulsés vers la Turquie).

Le kémalisme met en œuvre, une transformation radicale de la Turquie en mettant en place un régime très laïc (interdiction du port d’habits religieux en dehors des lieux de culte par exemple) , en supprimant le califat , en adoptant l’alphabet latin et en exaltant la nation turque. Ceci s’accompagne par une négation de l’existence de minorités ethniques (que ce soit les derniers arméniens qui restent à Istanbul ou les kurdes définis comme des turcs du Sud-Est et qui se voient interdire l’usage de leur langue). Plusieurs révoltes kurdes sont d’ailleurs réprimées dans le sang (celle de Cheikh Saîd ou ensuite celle de Seyit Riza lors du massacre de Dersim). Le kémalisme combine donc autoritarisme, étatisme, nationalisme et laïcisme dans une synthèse incarnée par Mustafa Kemal.

À partir des années 1950, un affaiblissement du modèle kémaliste.

Les années 2000 sont marquées par une démocratisation timide avec la mise en place du multipartisme et d’élections libres. Mais l’armée reste indépendante et intervient quand elle considère que les «principes fondamentaux du kémalisme sont remis en cause. La Turquie membre de l’Otan connaît des tensions de plus en plus fortes entre une extrême gauche pro soviétique ou maoïste influente notamment dans les milieux étudiants chez la minorité alévie et chez les intellectuels (le célèbre écrivain Yachar Kemal par exemple est membre du parti ouvrier de Turquie) et une extrême droite ultra-nationaliste et d’inspiration fascistes (les Loups Gris) qui a des liens dans des réseaux au sein de la police et de l’armée (ce qui est appelé en Turquie l’Etat profond). En 1977, l’attaque du défilé du 1er mai par l’extrême droite fait 27 morts et la Turquie bascule dans une quasi – guerre civile). Le coup d’état militaire de 1980 entraine une mise au pas autoritaire de la société par l’armée et une répression drastique de l’extrême gauche turque par des exécutions, des emprisonnements et des exils.  L’extrême gauche turque disparaît en tant que mouvement de masse mais certains groupes basculent dans la lutte armée et sont encore actifs (MLKP , DHKP6C).

De 1980 à maintenant, islamisme et question kurde.

En 1983, le PKK maoïste et indépendantiste kurde d’Abdallah Ocalan lance une insurrection dans les zones à majorité kurdes de la Turquie avec le soutien de la Syrie et modestement de l’URSS ainsi que de la Grèce. IL bénéficie d’un certain soutien populaire mais doit faire face à l’armée qui engage une « sale guerre » dans le Kurdistan turc en armant notamment des groupes kurdes opposés au PKK ou en pratiquant des regroupements de population. Le PKK est de plus en plus affaibli d’autant qu’en 1998, la Syrie lui retire son soutien. En 1999, Abdallah Ocalan est arrêté au Kenya. Mais le PKK garde encore des troupes en Irak dans le Kurdistan irakien et une aura ainsi qu’un soutien assez fort dans le Sud-est de la Turquie à cette date malgré tout. Les islamistes quant à eux ont un progrès continu. Pendant qu’une mouvance djihadiste commet des attentats, des partis islamistes (non liés à la mouvance djihadiste et proches des frères musulmans) progressent élection après élection et en 2002, l’AKP d’Erdogan gagne les élections. Appuyée par la confrérie Fetullah Gulen (mouvement politico-religieux fondé par l’iman Fettulah Gulen, qui a un grand rôle dans l’éducation et des réseaux influents. L’AKP mène une politique conservatrice sur le plan des valeurs morales, ultra-libérale en matière économique mais aussi témoignant d’une légère ouverture sur la reconnaissance du génocide arménien et surtout avec une approche plus ouverte de la question kurde (autorisation d’émissions en kurde dans l’audiovisuel).  Ceci se combine avec un vote kurde en faveur de l’AKP et avec l’émergence d’une bourgeoise socialement conservatrice d’entrepreneurs anatoliens qui soutient fermement le gouvernement dont la politique la comble. L’armée perd son influence dans l’affaire Ergenenkon qui se déroule entre 2007 et 2009. L’opposition se réorganise autour du CHP parti de centre gauche tiraillé entre des sociaux –démocrates et des kémalistes et le parti ultra –nationaliste d’extrême droite ; le MHP (lié aux Loups Gris).  Cependant, la répression accrue du PKK par l’AKP (qui donne des gages à l’armée et à une partie de son électorat) redynamise le mouvement kurde politique qui présente des candidats indépendants élus aux élections de 2007 et de 2011 (pour contourner la barre des 10 pour cent). A partir de 2010, le parti d’Erdogan affaibli de plus par la fin de la croissance économique forte prend un virage islamiste et de moins en moins démocratique accentué par sa politique étrangère qui se révèle de plus en plus aventureuse. Enfin, le mouvement social du parc Gezi marque une polarisation croissante de la société turque, une dérive autoritaire à l’intérieur de la Turquie (arrestations record d’opposants et de journalistes, opposants tués lors de manifestations et contrôle des réseaux sociaux) qui est accentuée par la rupture entre Erdogan et la confrérie Gulen au cours de laquelle l’AKP lance des opérations d’épuration contre l’influence des galénistes dans l’armée et la police. Ces évènements marquent aussi l’émergence sur la scène politique turque d’une gauche alternative. Celle-ci s’est formée dans une opposition à Erdogan mais aussi à l’héritage kémaliste et dans des combats concernant les droits des femmes, des LGBT, des minorités religieuses chrétiennes ou encore la reconnaissance du génocide arménien (lire Parce qu’ils sont Arméniens de Pinar Selek sur ce sujet), de l’existence d’arméniens qui ont été turquisés de force (environ un million de Turcs sont des descendants d’arméniens) ainsi que dans les combats écologistes. Cette gauche alternative s’unit au mouvement pro kurde (aussi de gauche) pour fonder le HDP. Les présidentielles de 2014 sont un succès pour Erdogan qui gagne dès le premier tour mais aussi pour le HDP dont le candidat obtient 10 pour cent avec des scores exceptionnels dans les régions kurdes mais aussi avec des bons scores à Istanbul et à Izmir. Enfin, les législatives voient une érosion nette de l’AKP qui avec 40 pour cent n’a plus de majorité, qui s’effondre dans les régions kurdes et qui perd du terrain en Anatolie. Le CHP reste stable tandis que le MHP progresse (notamment en Anatolie) et que le HDP franchit allégrement la barre des 10 pour cent avec des scores phénoménaux dans les régions kurdes et des scores assez bons dans les grandes villes turques de gauche ainsi qu’à Istanbul. Le HDP est un parti très à gauche, avec une demande d’autonomie pour les régions kurdes et des positions libertaires sur les sujets de société mais qui est aussi ouvert sur les questions religieuses. Son programme est bien résumé ici par son charismatique leader.

Les élections de 2015 mettent la Turquie face à un choix.  Une alliance entre l’AKP et le MHP et une intervention de la Turquie contre les kurdes en Syrie rallumerait la guerre civile d’autant que le PKK a repris une capacité opérationnelle forte et est désormais très soutenu dans le Kurdistan turc du fait de son combat contre l’EIIL. Au contraire, une continuation des négociations de paix avec le PKK, une fin du soutien à l’EIIL et une politique moins clivant permettraient à Erdogan de renouer des relations plus apaisées avec les Occidentaux e avec l’opposition. La balle est dans le camp du gouvernement turc. Comme dit Pinar Selek sur l’avenir de la Turquie : sur l’avenir de la Turquie « J’ignore comment cela évoluera mais je sais qu’il existe une Turquie immuable et une que nous transformons et qui nous transforme. La première est celle qui m’a chassée. La seconde est celle qui m’attend à l’embarcadère… »

Teyeo

À lire pour aller plus loin : Journaux :

Zaman (gulenistes).
Hurruyet Daily News (gauche).
Daily Sabah (Pro Erdogan).

Romans :

Les œuvres de Yachar Kemal.
Neige d’Orhan Pamuk.
La bâtarde d’Istanbul d’Elif Shafak.

Ouvrages généraux :

Hamit Bozarslan, Histoire de la Turquie. De l’Empire à nos jours, Paris, Éditions Tallandier, 2013.

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L’ Esprit, « Soulignement » de l’être

Cahiers Libres - mercredi 01/07/2015 - 19:00

Il est Vivant dans Sa Miséricorde, « Vie » dans le pardon donné…

Ô Croix de Jésus Sauveur : Croissance de Paix sur terre, « Intersection », Intercession de Vie, Croisement de l’Amour Père et Fils, Jaillissement de sang et d’Esprit…

Ô Croix, fais-nous aimer Jésus, l’Innocent sacrifié ; fais-nous aimer Jésus d’une passion paisible de foi et d’espérance, l’aimer du silence parlé au cœur de la louange ; brûler, se consumer à la Flamme d’amour, aux braises de Sa Paix et, dans un élan sacré de passion sanctifiée, VIVRE DIEU, vivre Dieu jusqu’au bout de l’homme « attente » de divinité…

 

L’Esprit est « Force » de Miséricorde…

Il est la Miséricorde donnée à « l’impur », à l’homme en fragilité, il s’accorde avec lui pour son expansion de Lumière et de Vie…

 

Rejoindre le Corps entier, Corps Mystique, se laisser forger au Vivant, à l’Etre qui est « Amour » parfait, « Verbe » de Paix et  « geste » de Lumière : Père, Fils et Esprit.

Laisser l’Esprit prendre possession totale et vraie, de l’entier d’exister ; s’ouvrir d’amour au Chemin Christ…

Il y a soulignement de l’être au mouvement d’Esprit…

Aimer « l’autre » en vérité, avec douceur, ne plus ressentir l’oubli, l’égarement de l’âme que la mort met en vie.

 

L’Esprit fait se superposer nos croix… Il fait qu’elles fusionnent la Croix… Il visite d’éternité nos pensées, nos paroles et tout l’agir d’aimer. Car l’Amour des croix pour la Croix, est rédemption de croix…

L’Esprit nous accueille en résurrection… Il fait que les cœurs se transforment, deviennent « vérité », « pureté » qu’ils se rassemblent donnant « Vision » de Lumière et de Paix… de la fusion née la Vision…

 

L’esprit des hommes forme Corps unique en Jésus ressuscité… au pur mouvement de Vie, élan simple d’unité…

A l’Esprit de Vérité, qui est « Chair » du Vivant, dans le feu des contrastes et du chaos des jours, la Parole écoutée, l’amour aimé, nous font « participants » au Parfait de Dieu…

 

En vérité d’Esprit, la Vie éternelle est « réponse-retour » à l’amour donné !

Christ est Convergence de la chair et de l’éternité…

Entrer dans cette « posture » de vérité, de paix, de pureté dont le cœur connaît la sainteté et qu’il sait vouloir aimer dans le « toujours » du Père…

 

Dominique Bouffie

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Retraite itinérante Charles de Foucauld : Va, vis et deviens… dans la joie !

Blog jeunes cathos - mercredi 01/07/2015 - 17:15

La famille spirituelle « Charles de Foucauld » vous propose une retraite itinérante en Lozère du 3 au 10 août 2015. Sept jours au cœur de la nature pour vivre en marchant un temps de fraternité et découvrir la vie et la spiritualité de Charles de Foucauld. Delphine, qui y a déjà participé, nous souhaite de vivre cette expérience !

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Zélie, un magazine féminin chrétien

Cahiers Libres - mercredi 01/07/2015 - 09:00

La revue Zélie est un Magazine féminin Chrétien dont le lancement est prévu pour septembre 2015. Il est déjà possible de participer au financement via la plate-forme Credofunding. Les Cahiers Libres sont allés à la rencontre de celle qui porte le projet, la journaliste Solange Pinilla.

Cahiers Libres : En septembre 2015, un nouveau magazine féminin, Zélie, verra très probablement le jour, quelle est la particularité de ce projet ? A quoi bon rajouter encore un magazine à une presse féminine déjà bien fournie ?

Solange Pinilla : La presse féminine française est effectivement abondante et très lue. Cependant lorsqu’on feuillette ces magazines, on peut être déçu par un contenu pauvre, présentant la femme comme une consommatrice, uniquement préoccupée par son shopping et son régime minceur. Le magazine Zélie vise donc à inclure toutes les dimensions de la femme : physique, intellectuelle, sociale et spirituelle. Il s’adressera donc aux femmes chrétiennes, mais aussi à toute femme qui ne souhaite pas être réduite à sa fonction ou à des clichés, que ce soit “femme d’affaires carriériste”, “ménagère de moins de 50 ans” ou tant d’autres caricatures.

Que contiendrait un numéro type de Zélie et quels seront les thèmes et les rubriques du premier numéro ?

Zélie se déroule selon le fil d’une journée type. A chaque heure son activité et sa rubrique : au lever, prière du matin donc article à thématique spirituelle ; puis habillage donc article de mode ; ensuite arrivée au bureau donc une thématique professionnelle… On parcourt ainsi de nombreux sujets tels que l’éducation, l’histoire, les loisirs créatifs, la littérature, ou encore des rencontres et des récits. Le numéro 1, qui sortira très probablement en septembre 2015, aura pour thématique principale “La femme au Moyen-Age, au-delà des clichés”. A un article de fond succédera des livres et films reliés au Moyen-Age, un article spirituel et un texte de réflexion philosophique concernant notre rapport aux biens matériels, thématique souvent évoquée à l’époque médiévale. Je vous laisse découvrir d’autres surprises début septembre !

En quoi le positionnement chrétien peut-il être fécond et s’exprimer dans le format “magazine féminin” ?

Le positionnement chrétien répond d’abord à une attente, que j’avais d’abord remarquée devant l’absence de magazine féminin et chrétien sur le marché de la presse chrétienne ; puis constatée devant l’enthousiasme suscité par la publication du numéro 0 de Zélie en mars dernier. Le caractère chrétien du magazine ne suppose pas des sujets exclusivement religieux. Il s’exprime dans le regard et l’angle présent dans chaque article. Ainsi la rubrique mode présente des vêtements reflétant la personne féminine intégrale plutôt qu’un seul objectif de séduction. Dans les articles historiques ou littéraires, un regard chrétien permet de valoriser le rôle de l’Église mais surtout de mettre en évidence la richesse de la personne humaine, corps, cœur, âme et esprit.

Pourquoi “Zélie” ?

Il s’agit bien sûr d’une référence à la bienheureuse Zélie Martin, mère de sainte Thérèse de Lisieux et de ses sœurs. Elle sera canonisée avec son époux le 18 octobre, l’occasion de parler d’elle dans le numéro 2 de Zélie !  Cette femme chrétienne est un modèle à la fois familial, ayant vécu la sainteté dans le mariage et dans sa maternité, mais aussi comme chef d’entreprise dans son atelier de dentelle à Alençon. Elle a vécu des épreuves douloureuses, comme la perte de quatre de ses neuf enfants en bas âge, et est donc proche des femmes d’aujourd’hui par sa profonde humanité… et non comme modèle idéal et inatteignable.

Le financement d’un projet est toujours une question épineuse, pourquoi avoir fait le choix du financement participatif ?

Le financement participatif permet aux donateurs de se sentir partie prenante de cette aventure entrepreneuriale et de montrer leur enthousiasme pour le projet. Cet encouragement via le financement donne un crédit supplémentaire au projet en le plaçant dans une bonne dynamique de communication. Et cela a été le cas depuis le début puisque la collecte sur Credofunding a démarré sur les chapeaux de roues : en une semaine, 56 % de la collecte était financée. Après 20 jours, nous sommes actuellement à 85 %. Un tel type de financement permet aussi une dynamique de convergence autour du projet puisque plus de vingt-cinq personnes m’ont contactée pour me proposer leur contribution, parmi lesquelles d’excellentes idées.

Pourquoi avoir fait le choix de la gratuité ?

Aujourd’hui, les lecteurs sont moins prêts à payer pour consommer de l’information, surtout numérique. La gratuité permet de toucher un plus grand nombre de personnes, sans la barrière financière. En tant qu’entrepreneur, un gestion automatisée des abonnements gratuits est également plus simple.

Qu’avez vous envie de dire à vos futures lectrices et aux personnes intéressées par le projet ?

Je les appelle à me faire part de leurs attentes et de leurs remarques (ici), de leurs réflexions autour des articles. Ces échanges sont notamment possibles via les réseaux sociaux, puisque Zélie est présente sur Facebook et Twitter. J’espère que Zélie sera un compagnon de route au début de chaque mois, un moment de calme et de plaisir en marge des activités quotidiennes, un moyen de nourrir leur vie et leur âme.

Propos recueillis par Fol Bavard

Ce papier Zélie, un magazine féminin chrétien a initialement été publié sur les Cahiers libres.

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